23 novembre 2017

Du lycée Sainte-Thècle à Riace, petite cité du sud de l’Italie

Le film Un paese di Calabria, visible au Rio durant la 7e Semaine du cinéma italien, a jeté un éclairage vivant sur le travail sur les migrants effectué en classe par les lycéens de Sainte-Thècle, à Chamalières.

« Les Italiens sont partout ! » Cette exclamation lancée au cœur du documentaire Un paese di Calabria, visionné mercredi matin au Rio, a mis du baume au cœur des lycéens étudiant l’italien au lycée Saint-Thècle, à Chamalières (*).

Chaleureux, le sud de l’Italie !

Les grands élèves de terminale de Veronica Roma, leur professeur, y ont puisé la meilleure justification à leur choix d’étudier l’italien, en complément de l’anglais et de l’espagnol ou l’allemand. Le film de Shu Aiello et Catherine Catela (France-Italie-Suisse, 2017) fait la démonstration qu’un village calabrais ruiné par l’émigration massive de ses enfants, peut revivre en accueillant des hommes et des femmes jetés sur la mer par les guerres qui rongent l’Afrique et le Moyen Orient et les régimes autoritaires qui briment les libertés.

Des Kurdes, des Ghanéens, des Gambiens, des Érythréens, des Afghans, des Égyptiens, des Lybiens – 22 nationalités au total – ont permis de rouvrir les commerces et d’entretenir les traditions populaires fort anciennes. La force des expressions en calabrais ponctuant les images de ce film poignant n’ont pas laissé insensibles les jeunes spectateurs.

« J’ai trouvé le film intéressant. Je ne pensais pas que les migrants pouvaient être intégrés comme cela », notait après la projection Madeleine, 17 ans. Un point de vue partagé par Méline, séduite par l’entraide entre gens du pays et nouveaux arrivants et Alexandre, 18 ans. « J’imaginais une Italie des grandes villes, mais pas des villages aussi pauvres », a ajouté Arame. Le film a couronné la séquence pédagogique « Espaces, échanges ». Place maintenant au thème « Mythes et héros ».

(*) Le Rio accueille également, au cours de cette Semaine du cinéma italien, des jeunes des lycées Blaise-Pascal, à Clermont et René-Descartes, à Cournon, ainsi que des étudiants de l’Université Clermont Auvergne.

Serge Bourlet

 

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